
Patrimoine
La Vague Française
Cinéma Français · 1937–1993
La révolution du cinéma français, une caméra à l'épaule et le monde à réinventer. De Renoir à Godard, de Carné à Kieślowski.
11 films

À bout de souffle
Godard libère la caméra et invente un langage. Soixante ans plus tard, ce film reste plus moderne que presque tout ce qui a suivi.

Jules et Jim
Truffaut filme une femme libre aimée par deux amis depuis les années 10 jusqu'aux années 30. Catherine existe d'une façon que le cinéma n'avait pas encore vue, et Jeanne Moreau la rend réelle.

Pierrot le fou
Godard s'échappe avec Belmondo et Karina à travers la France dans un film qui invente ses propres règles à chaque séquence. L'amour, la mort, la couleur, la mer.

Hiroshima mon amour
Resnais filme une actrice française et un architecte japonais qui se rencontrent à Hiroshima en 1959. La mémoire individuelle et la mémoire collective se confondent jusqu'à ne plus se distinguer.

Le Mépris
Godard filme le naufrage d'un couple pendant que Brigitte Bardot regarde Jack Palance et que Fritz Lang tourne l'Odyssée. Le mépris naît entre une conversation et la suivante, sans explication.

Nuit et Brouillard
Resnais alterne des images d'archives des camps avec des images couleur du Struthof dix ans plus tard. Trente-deux minutes qui ne ressemblent à rien d'autre et qui ont changé ce qu'on pensait pouvoir montrer au cinéma.

La Grande Illusion
Renoir filme des prisonniers de guerre français dans un camp allemand en 1916. La classe sociale traverse les frontières nationales, et c'est peut-être la seule chose qui compte vraiment.

Les Enfants du Paradis
Carné filme Paris et ses théâtres de boulevard dans les années 1820 avec une troupe dont Baptiste Deburau. Tourné sous l'Occupation et sorti à la Libération, ce film est un miracle de circonstances autant que de talent.

Lola
Demy filme une danseuse de cabaret à Nantes qui attend le retour d'un homme. C'est le premier film de Demy et on y trouve déjà tout ce qui fera les suivants : la légèreté posée sur quelque chose de triste.

À nos amours
Pialat filme une adolescente de quinze ans qui multiplie les aventures amoureuses sans jamais sembler y chercher ce qu'on cherche d'habitude. Sandrine Bonnaire à ses débuts, Pialat lui-même dans le rôle du père.

Trois couleurs : Bleu
Kieślowski suit une femme qui perd son mari et sa fille dans un accident et décide de disparaître à Paris. Juliette Binoche porte le film sans presque rien dire, et la musique de Preisner envahit tout.
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