
Italie
Cinecittà
Fellini · Antonioni · De Sica · Leone · Pasolini
Le néoréalisme, la modernité d'Antonioni, le baroque de Fellini, l'épique de Leone : l'Italie a inventé autant de langages cinématographiques que de régions.
11 films

Huit et demi
Fellini filme son propre blocage créatif, et en fait l'un des plus grands films jamais tournés. Le cinéma qui se regarde faire du cinéma.

Le Voleur de bicyclette
De Sica avec presque rien : un homme, son fils, et un vélo volé. Le néoréalisme dans toute sa vérité.

Umberto D.
De Sica filme un vieux fonctionnaire à la retraite qui ne peut plus payer son loyer et son chien Flike. Carlo Battisti, qui n'était pas acteur mais professeur, joue avec une dignité qui brise quelque chose.

L'avventura
Antonioni filme la disparition d'une femme lors d'une excursion aux îles Éoliennes et ce que font les autres une fois qu'elle a disparu. La recherche s'arrête, le deuil ne commence pas, et la vie continue autrement.

La Nuit
Antonioni filme un couple d'intellectuels milanais pendant vingt-quatre heures où tout ce qui ne va pas entre eux devient impossible à ignorer. Mastroianni et Moreau marchent dans une ville magnifique et ne se trouvent pas.

L'Éclipse
Antonioni filme la fin d'une histoire d'amour et le début d'une autre dans un Rome moderne de béton et de bourse. La dernière séquence sans personnages, juste des lieux, est l'un des finales les plus beaux et les plus inquiétants du cinéma.

Il était une fois dans l'Ouest
Leone filme l'arrivée du chemin de fer dans l'Ouest sauvage et les hommes qu'il condamne ou enrichit. Henry Fonda en tueur aux yeux bleus, Claudia Cardinale en veuve, Bronson qui joue de l'harmonica.

La Bataille d'Alger
Pontecorvo reconstitue la guerre d'indépendance algérienne avec une précision qui ressemble à du reportage. Tourné avec des acteurs non professionnels dans les rues de la Casbah, ce film a servi de manuel à des armées entières.

Le Conformiste
Bertolucci filme un fasciste italien des années 30 qui trahit son ancien professeur pour s'acheter une normalité. Storaro a éclairé le film comme si chaque plan était une peinture, et chaque peinture raconte quelque chose.

Amarcord
Fellini remonte dans ses souvenirs d'enfance dans une petite ville de la Romagne sous le fascisme. Il y a un paon sous la neige, un géant dans un lit, une femme sur un bateau blanc : des images qu'on garde longtemps.

Accattone
Pasolini filme les borgate romaines, les quartiers pauvres de la périphérie, et un proxénète qui n'a aucune issue. La musique de Bach sur des images de misère crée un contraste qu'on n'oublie pas.