
Décennie 2010
La Colère
Lee · Jenkins · DuVernay · Riley · McCarthy · McKay · Bigelow · Coogler
Ces films ont pris position. Contre le racisme systémique, l'injustice économique, la violence d'État : le cinéma américain des années 2010 comme acte politique.
8 films

BlacKkKlansman
Spike Lee raconte l'histoire vraie d'un policier noir qui infiltre le Ku Klux Klan. La comédie comme arme, et une fin qui ramène tout au présent avec une brutalité absolue.

Si Beale Street pouvait parler
Jenkins adapte James Baldwin et filme l'amour d'un jeune couple noir que le système judiciaire écrase. Une beauté qui rend l'injustice encore plus insupportable.

Selma
DuVernay reconstitue les marches pour les droits civiques de 1965 avec une clarté documentaire. Martin Luther King, le pont Edmund Pettus, des images qui restent d'actualité.

Sorry to Bother You
Riley imagine un télévendeur noir qui réussit en prenant un accent blanc, et ce qui arrive quand on veut vraiment savoir ce que son employeur vend. La satire comme catharsis.

Spotlight
McCarthy raconte comment le Boston Globe a révélé les abus systémiques de l'Église catholique. Un film sur le journalisme comme institution, et sur ce qu'il faut pour forcer une vérité au grand jour.

The Big Short
McKay explique la crise financière de 2008 à travers ceux qui l'ont prévue. De la pédagogie comme satire, et la colère la mieux déguisée du cinéma américain de la décennie.

Detroit
Bigelow reconstitue les émeutes de Detroit en 1967 et le massacre de l'Algiers Motel. Une tension insoutenable, et un film qui refuse de consoler.

Fruitvale Station
Coogler filme le dernier jour d'Oscar Grant avant son assassinat par un policier en 2009. Michael B. Jordan dans son premier grand rôle, et un film qui fait de l'injustice quelque chose d'intime.
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