
Atmosphère
Le Merveilleux
Lanthimos · Gilliam · Satoshi Kon · Resnais · Trier · Kurosawa K.
La réalité comme terrain instable. Ces films ne distinguent pas le rêve de l'éveillé, et c'est ça qui fait peur.
8 films

The Lobster
Lanthimos imagine un monde où les célibataires sont transformés en animaux. Un film d'amour qui est aussi une satire, et vice versa.

Brazil
Gilliam filme une bureaucratie dystopique depuis les rêves d'un petit fonctionnaire. Un cauchemar kafkaïen avec des ailes, et l'une des fins les plus courageuses du cinéma britannique.

Perfect Blue
Kon brouille la frontière entre une idole japonaise et son double virtuel. L'identité comme piège, et un film d'animation qui dépasse le genre de cent lieues.

La Favorite
Lanthimos place trois femmes dans la cour d'Angleterre du XVIIIe et les fait se dévorer. Le pouvoir comme comédie de l'humiliation.

L'Année dernière à Marienbad
Resnais et Robbe-Grillet inventent un film qui refuse de raconter. Ce qui s'est passé à Marienbad, personne ne le sait, pas même les personnages.

Thelma
Trier filme une étudiante norvégienne dont les désirs réprimés se manifestent physiquement. Le corps comme pouvoir inconnu, et le film de genre le plus intime de sa décennie.

Paprika
Kon invente un appareil qui permet d'entrer dans les rêves et filme comme si le monde ne pouvait plus tenir. Vingt ans avant Inception, et plus radical.

Cure
Kurosawa K. filme un détective face à des meurtres sans mobile. Le mal comme contagion, et peut-être le film de genre japonais le plus dérangeant des années 90.
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